Le porteur de la mission Patrimoine Stéphane Bern visitait vendredi matin le lycée international des Pontonniers, à Strasbourg, à l'invitation des élèves en option Histoire des arts.

« Comme disait Victor Hugo, le patrimoine c'est la propriété pour un, la beauté pour tous ». Tout sourire, Stéphane Bern vient de terminer, ce vendredi matin, une visite guidée du lycée international des Pontonniers à Strasbourg. Un bâtiment qui fait partie de la Neustadt, extension du centre de Strasbourg du temps où l'Alsace était rattachée à l'empire de Guillaume II.

Le présentateur vedette de Secrets d'Histoire et porteur de la mission Patrimoine répondait à une invitation des élèves de Claire Lingenheim à découvrir le joyau dans lequel ils étudient. L'ensemble de 1902 de type historiciste (qui emprunte à différents styles architecturaux) et dont le charme indéniable est souvent comparé à celui de Poudlard (le pensionnat d'Harry Potter), est classé monument historique depuis 2002.


«Je reviendrai»



Plus spécifiquement, les hôtes de Monsieur Patrimoine, ont mis l'accent sur l'escalier d'honneur du bâtiment principal, ses colonnades, sa rampe en pierre richement sculptée, ainsi que son arche avec un restant de fresque à l'ange musicien, extrait du badigeon qui le recouvrait.

Élèves, enseignants, représentants du conseil Régional, propriétaire des lieux, ainsi que la nouvelle proviseure Véronique Rosay, n'ont tous qu'une idée en tête : obtenir les financements pour rénover cette partie du bâtiment. « C'est formidable : ici, on a un des rares dossiers porté par la base », s'enthousiasme Pierre Goetz, délégué régional de la Fondation du Patrimoine.

Le dossier en question va être monté avec la fondation dans l'optique d'une élection parmi les sites retenus pour le Loto du Patrimoine. Le portail d'entrée, heurté et abîmé récemment par un camion, sera sans doute glissé aussi dans la demande.

Stéphane Bern s'enquiert des premières estimations de coût. « 18 000 € pour la fresque de l'ange : ça se trouve en 10 minutes », lance-t-il, débordé par son propre enthousiasme. Puis conseille de commencer par la redaction d'un fascicule avec un appel a dons.
« Médiatiquement, on peut porter votre projet. Je reviendrai autant de fois qu'il le faudra ».